• La douchette aux WC

    Plus hygiénique, plus écologique et doux pour la peau.

    Je voyage en Asie du sud est depuis plus d'une année et j'ai parfois passé des mois sans voir l'ombre d'un papier de toilette. Nous sommes en fait une minorité sur terre à utiliser du PQ et si l'on y regarde de plus près, ou de plus loin en changeant de culture, on est obligés de remettre en question l'utilisation de papier pour se nettoyer. Que l'on soit adeptes de l'eau ou du papier, on est chacun convaincu d'avoir la meilleure pratique. Pourtant, en comparant rationnellement les deux, on constate que laver plutôt qu'essuyer, est plus hygiénique, plus doux pour la peau, et plus écologique.

     

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  • Après 7 ans de boycott, finalement, je suis venue en Asie en avion, grace a mon ami Marie Madeleine, a Geneve, qui m'a guerie de ma peur de l'avion (avec la methode du tapping/EFT) en une heure, hahah!

     

    Thailande

    5 dec - 27 jan

     

    Bangkok, marché aux fleurs (en Thailande, ils adorent les fleurs, c'est magnifique ils en  vendent partout, pour les offrandes aux dieux et autres, notamment)

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Un magasin a Chinatown, il y a souvent des chats dans les stands de nourriture, qui se reposent meme dans les caisses de legumes, c'est mignon.

     

    Le temple Wat Arun a Bankok, et une touriste indienne...

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Krabi

     

    Une coco germée trouvée dans le jardin de la Guest House

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Suratthani (en attendant le train)Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Activite pour les enfants au parc

     

    (il manque des photos du nord et du sud de la thailande...)

     

    CAMBODGE

    28 jan - 26 Fev

     

    Des que j ai pose le pied dans le pays, je me suis sentie propulsee dans un pays authentique, dont j aime le rythme lent et tranquille.

    Les gens sont adorables, hyper souriants, et rigolos. Ils sont allaises, et se balladent dans la rue les hommes parfois en serviette de bain apres la douche, les femmes aussi devant leur maison. L origine hindoue de la culture Khmer donne une musique et une langue aux sonoritees plus "chaudes" et rythmees.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Avec Noemi, Lena, et moi, apres s'etre levees a 4h du mat a Bangkok, pour prendre le train de 5h55, on est arrivees au cambodge dans l'aprem, bien crevees! (et a la tombee de la nuit...a Siem Reap, ville des temples d'Angkor)

    Siem Reap

    Au marche touristique, des oeufs avec poussin (aussi au Vietnam)

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Angkor Wat

    Le plus beau site que j'ai visité durant mon voyage. Des palais dissémines dans la jungle, et mille couleurs dans les yeux en me couchant le soir.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Un super fruit dont j ai le nom dans un cahier, que les gens mangent, acide et sucre, orange un peu.

    le noir est la version seche. La coque est tres dure.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Les gens vivent aussi autour des temples.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

     

     

     

     

     

     

    Battambang

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Ma vendeuse d'oeufs préférée. Ah les oeufs de canne, quel délice, et sans blé évidemment, puisqu'ils n'en cultivent pas tellement.

    Après quelques jours à Battambang, puis 5 jours avec un groupe de permaculture dans la cambrousse, dans un ferme au bout d une route en terre, on passe quelques jours a Phnom Penh, puis on file vers le sud, la cote et ses plages.

    Phnom Penh, des gens qui ont fait leurs courses au marché, et arrivent à tout caser sur un scooter.

     Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Kampot

    Ma ville préférée durant tout le voyage, première viste de trois jours, mais j'y suis revenue passer mon dernier mois de voyage en mai.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     Marche de Kampot, la ville du Durian, tres agreable et proche de la mer. Ici, des vendeuses de durians, avec le magnifique sourrire des Cambodgiens.

    Ah le Durian de Kampot, de la Vallée du Teuk chhou, quelle merveille!

    Variété Sedong kat ou Awkat, je dois revérifier dans mes notes.

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Au marché, les vendeurs dorment tout en travaillant, mais ce n'est pas grave de les réveiller pour acheter...

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Sur la route entre Phnom Penh et Kampot

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Koh Tonsay, Rabbit Island, Cambodge. Avec ma copine Lena!

    Marche a Kampot, Cambodge. Vendeuses de durian rigolottes

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

     

     Vietnam

     26 fev - ?

     

    Une semaine au bord du Mekong:

    On arrive par la frontiere de Ha Tien, sur la cote cambodgienne, pres de notre ile des lapins. Puis on ne sait pas ou aller (on n a pas de lonely planet ou autre guide) et personne ne parle anglais ou francais autour de nous, donc on va n importe ou : a Chau Doc. Puis on part le lendemain car c est moche.

     Tout de suite la verdure me frappe. Alors que le cambodge etait comme l'Afrique, "poussiereux" tel qu on me l avait decrit. Ici c est VERT, des plaines de rizieres, des montagnes, des gens avec des chapeaux pointus et des vaches, tout ce qu'un touriste s'attend a voir lorsqu'il va au Vietnam!

    Arrivees a Sa Dec (ville de L'amant, avec la maison de Marguerite Duras), ambiance tranquille et agreable, au bord du mekong. On y reste 4 jours!

     

     

    Des herbes seches, tisanes, sechent sur le trottoir en face de notre auberge. Ca sent bon! je voudrais connaitre tous les noms et tout gouter!

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Les gens qui les preparent, juste a cote (apres les buissons roses)

    Secheurs d herbes pour tisanes et medecine, Sa Dec, Vitenam

     

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Marcher dans la rue est une aventure au Vietnam, tous les 10 metres les gens nous saluent et nous invitent a les rencontrer...c est sympa, sauf quand on en a marre ou qu on est presses.

     

    Cai Be, toujours au bord du mekong. Une famille qui mangeait dans cette petite hutte au bord de la rue de la petite ville. Ils etaient excites de nous voir, et la jeune fille de 8 ans nous parlait en anglais et disait "Japan Japan", pour qu on la prenne en photo, se regarder sur l appareil et rigoler.

    Marcher dans la rue est une aventure au Vietnam, tous les 10 metres les gens nous saluent et nous invitent a les rencontrer.

     

    .

    LAOS

    "Ici c'est Cuba, m'avait dit un Espagnol qui y vit. C'est vrai que c'est communiste, comme le Vietnam, mais là, les gens sont vraiment relaxés, de hamacs en hamacs, je vois les gens prendre le temps de vivre.

    Le tourisme est tout récent, ils sont à peine organisés pour, et du coup, on se retrouve vite dans les petits villages.

    Ici à Tad Lo

     

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Après quelques jours de cascade, on part à une autre cascade...un ptit jus de canne à sucre pressée en attendant un songtew pour nous emmener.

    La prochaine cascade est dans une région de café, dans une belle campagne et forêt,

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Tad Champee, il n'y a que nous et un petit radeau installé par les gens pour s'amuser.

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Les 4'000 iles (sur un lac)

     

     

    Thailande bis

    Trat

    Une jolie petite ville, ruelles aux belles maisons, et un marché de nuit et de jour, comme souvent en Thailande.

    Je passe une semaine a Orchid Gest house, un petit paradis.

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Un Kra doum local, c'est la saison et les gens en posent devant leur magasin, coiffeur, ou autre, de leur jardin vraisemblablement. C'est ici que je trouve les durians les moins chers, 60 centimes d'euros le kilo.

     

    Et hop, départ pour Chanthaburi

    Pour le "World Durian Festival", il y en a un peu partout en ce moment de ces festivals, celui-ci dure une semaine. Et j'y rencontre pleins de gens chouettes, fans de durians ou pas.

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Concours de durians (le meilleur, le plus grand, le plus bizarre, etc, je ne sais pas lire le thai).

    Les fruits perdants du concours, c'est moi qui les ai mangé! Avec d'autres, au buffet gratuit, et jpeux vous dire que les restes du concours, c'est les meilleurs fruits que j'ai jamais mangés!

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

    Un délicieux Poo Many

    C'est Kitsh mais j'adore

    Quelques  photos melangees, Thailande, Cambodge, Vietnam

     

    A bientôt!


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    Genève – Beyrouth en train (+ bus et taxi) !

     

    J’ai fait ce trajet en avion plus d’une dizaine de fois. Ma famille y vit: c’est ma deuxième terre. Un jour je me suis rendue compte que ce n’était pas si loin: tous mes voyages en train, mis bout à bout, font bien plus d’un aller-retour Genève-Beyrouth, pourquoi pas tenter le coup?

     

    Istanbul et la traversée du Bosphore vers l'Asie

     

    Je dois avouer que j’ai peur de l’avion, rien que d’y penser j’ai une boule dans le ventre, cette nausée me prenait plusieurs mois avant mon départ, dès que j’entendais parler de voyage.

     

    On peut me dire ce qu’on veut sur la sécurité, mon corps suspendu à 10 000 mètres dans une boîte en métal, à entendre l’hôtesse de l’air qui annonce calmement: «(Ayez confiance). Chers passagers, merci d’avoir choisi la compagnie Truc, (vous ne mourrez pas carbonisés)», à regarder le carton qui explique comment les gens sortent de l’avion en feu sans crier et tous bien en ligne, je sens bien qu’il y a un truc qui cloche!

    Même si la voiture est plus dangereuse, l’infime chance de mourir dans un crash est bien réelle, je préfère mourir sur la terre ferme. On ne choisit pas sa mort. Moi, je m’accorde le luxe de choisir que je ne mourrai pas en avion ! Ainsi, je ne prendrai pas ces cours offerts par les compagnies d’aviation pour me « guérir ». Je revendique haut et fort le droit d’avoir peur de l’avion et le droit de ne pas le prendre! Enfin, les offres à 2 €, j’en ai rien à faire, je proclame le droit de prendre le temps!

    Vous remarquerez que ces revendications sont des privilèges de nos pays, le luxe que représente l’avion est presque devenu une obligation, d’ailleurs, bouder les vols au rabais est aussi un luxe.

     

    Le voyage en famille est donc décomposé entre les jeunes aventurières, moi et ma sœur, et les vieux. Je suis donc partie plus d’une semaine avant mes parents, pour les retrouver au Liban.

     

    Dans le train en Serbie

    Et hop! Dans le train. Ici entre la Serbie et la Bulgarie.

     

     

    Alors combien ?

    9 jours !

    Comparé à 4h d’avion ça parait énorme! Mais peut-on se contenter d’une comparaison en heures? On a d’un côté un voyage à la découverte de l’Europe des Balkans, la Turquie et la Syrie, à travers 9 pays en tout, et de l’autre, 4 heures à fixer le dos du siège devant soi ou à voir passer par la fenêtre, la Grèce et Chypre sans pouvoir dire « Stop, je veux descendre! », ou encore, pour la faire encore plus mélo: 4 heures à regarder sur petit écran le film du voyage qu’on ne fera jamais.

    On ne peut pas non plus comparer l’insipide plateau-repas de l’avion à la savoureuse cuisine bulgare, aux spécialités turques, au marché d’Alep et ses épices piquantes. Enfin, comment remplacer les rencontres que l’on fait en marchant dans ces autres mondes? Que ce soit simplement une jeune serveuse d’un restaurant populaire de Plovdiv, intriguée par ses deux visiteurs inattendus, mon nouvel ami qui réserve sa journée pour me voir quand je passe chez lui à Belgrade ou encore la rencontre du peuple turc, il y a quelque chose de grandiose chez eux.

     

    On peut encore mettre en balance le prix, l’éternel poids de mesure qui parle  parfois si mal, on verrait alors le trajet en avion comme un vol - c’est justement comme ça qu’on l’appelle: d’un côté 8 heures aller-retour assis dans un avion, de l’autre 18 jours de découvertes, de ballades dans les rues au hasard des monuments; visas et hôtels compris, avec en option, changement de dates de voyages totalement libre.

     

     

    Depuis que je ne prends plus l’avion

     Sur la route en Syrie

     

    Pour toutes ces raisons, depuis qu’avec mon sac à dos je m’embarque pour le Liban à partir de la gare Cornavin, j’ai l’impression de faire trois voyages en un. Je crois même que je préfère le voyage au séjour…le mouvement me gagne vite et en arrivant je veux déjà repartir. En avion, concentrée sur l’arrivée au Liban, je me déplaçais en express de A à B et séjournais simplement à destination. Je ne vivais que mon séjour sur place: je ne voyageais pas.

     

    Maintenant, ceux qui disent qu’ils n’ont pas le temps, n’ayant que deux semaines de vacances par an, je comprends leur manque de liberté – je comprends moins qu’ils l’acceptent. Ils seront obligés de vivre à la va-vite. Mais ceux qui ont deux mois d’été libres? Nous les étudiants, sommes-nous, comme les travailleurs à cent pour cent, obligés de ne nous focaliser sur la vitesse? Ben non! On a la chance de pouvoir se concentrer sur les expériences et les découvertes plutôt que sur la rapidité. Un vieux sage chinois disait d’ailleurs: «ce n’est pas la destination qui compte, c’est le chemin». Ne soyez-donc pas trop pressés, ni d’arriver, ni de vieillir; voyagez comme vous vivez: en prenant le temps.

     

    Byblos au Liban

     Le château des croisés de Byblos au Liban.

     

    Vous l’aurez compris, pour moi, l’avion et sa non expérience, contrairement à ce que l’on croit, est du temps perdu, du temps volé. Alors, en entendant les cris des gens «9 jours! C’est trop long! L’avion c’est mieux!» vous saurez que l’avions n’est pas forcément « mieux », il est seulement plus rapide. Pour quelqu’un qui n’a ni temps ni choix, c’est important. Vous comprendrez donc que la rapidité n’est pas un signe de liberté mais de pression et de manque de possibilités. D’ailleurs, en entendant parler d’un voyage en Europe, qui dirait «ah mais c’est trop long!»? Une semaine c’est juste ce qu’il faut pour se détendre, se mettre dans le mouvement, vivre au jour le jour et profiter de ses découvertes.

     

    Vous qui êtes libres, oubliez la peur de la lenteur, découvrez le monde autour de vous! Tout l’argent que vous gagnerez en travaillant trop, ne vous paiera que des vols en avions, jamais du temps pour des voyages!

     

    Si vous êtes curieux, je partage volontiers mes adresses, écrivez-moi sur ce site.

     

     

    Itinéraires:

    Pour les timides: le voyage le plus facile c’est Genève-Istanbul: que des trains, rien à préparer, pas besoin de visa (pour les suisses et européens). C’est aussi rapide (ce qui n’est pas en soit une qualité): en étant trop pressé, on partirait lundi matin pour arriver mercredi matin (en boudant Venise, en boycottant Belgrade et en méprisant Sofia ou Plovdiv). Pour profiter du trajet, il faut compter au moins 5 jours.

    Pour le Liban, compter 9 ou 10 jours de parcours. Une fois arrivés à Adana au sud de la Turquie par le train, deux solutions: continuer par bus pour Antioche, puis taxi pour une ville en Syrie, puis taxi pour Tripoli au Liban. Ou, en été, prendre le bâteau depuis Taçucu/Silifke direction Tripoli, la croisière dure une nuit et les gens dansent sur le bâteau!

     

     

    Léna Abi Chaker, publié dans Courants, le journal des étudiants de l'Université de Genève, 2010.

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    Depuis, j'ai refait l'aller-retour 2 fois, mais ceci est une autre histoire...


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  • Un réseau par mailing-list: permaculture.geneve@gmail.com

    Infos, rendez-vous, rencontres de perma à Genève.

    Ca vous permet aussi de transmettre vos propres infos, d'organiser et d'inviter du monde!


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  • Femmes libres et sans fibres

    Depuis plus d'un an, je n'utilise plus de protection pendant mes règles, ça vous étonne?

    Je voudrais parler d'un sujet tabou, qui s'expose pourtant tous les jours dans les journaux, à la télé et dans les supermarchés. Un bien de consommation destiné aux femmes, sous plusieurs gammes, couleurs, formes et techniques, mais dont on ne proposerait jamais de se passer !

    Je pense bien-sûr aux protèges-slip, tampons et mooncup, et j'aimerais parler de leur alternative gratuite et autonome, la connaissance de son corps : écoute, maîtrise, musculation du périnée.

     

    Culturellement, le sang des règles était considéré comme une maladie par les médecins1 et comme un signe d'impureté par l'Eglise. Aujourd'hui, toujours tabou ou anti-sexy, les menstruations doivent être cachées: avec l'industrialisation et l'apparition des sous-vêtement et vêtements courts, les tampons et serviettes jetables apparaissent dès 1930 et 1960. Pourtant, au moyen-âge, les femmes portaient de longues jupes, en général sans sous-vêtements ni protection intime pour les règles2.

    Aujourd'hui, dans nos vies de femmes, « pour nous servir » un marché de plusieurs milliards (359 000 000 € en 2003 en France), qui nous propose des produits qu'on ne peut pas fabriquer nous-mêmes et dont nous tendons à être dépendantes. Ces produits industriels contiennent souvent des substances chimiques et nous sommes tenues de les garder en contact avec nos muqueuses pourtant très perméables, une porte ouverte dans notre corps.

    En moyenne, ce sont 10 000 à 15 000 protections jetables dans une vie. Résultat, des tonnes d'eau et de pesticides pour la production du coton, puis des tonnes de déchets.

    Ainsi, en plus de nous coûter de l'argent, de la pollution et du stress (quel drame de n'avoir pas de protection quand les règles commencent!), nous risquons également des allergies, irritations, ou encore le fameux « choc toxique » expliqué dans la notice des tampons « hygiéniques » et qui a tué de nombreuses femmes. Tant de réjouissances dont on se passerait bien si on avait le choix.

     

    Et bien ce choix, nous l'avons !

    Ce ne sont pas les « spécialistes » des couches et tampons pour femmes qui vont nous le dire, ni même les écoles, pourtant, à la base, avoir ses règles, c'est gratuit. Certaines femmes ont décidé de se passer de tout cet arsenal et ont alors développé leurs propres capacités. Devenir autonome, c'est une expérience commune dans notre société, on peut soit dépendre d'un bien de consommation, être assisté, soit augmenter ses propres facultés. En ce qui concerne les menstruations, bonne nouvelle, on peut toutes apprendre à maîtriser l'écoulement des règles. Aux Etats-Unis, il existe un mouvement appelé « free flow instinct », le flux libre instincto. C'est ce que je souhaite partager avec vous ici, d'après ma propre expérience fortuite.

     

    J'ai commencé à me passer d'arsenal anti-règles sans savoir que c'était possible, c'était le simple hasard de vacances sans « équipement ». Sans protection ou assistance, mon corps a pris le relais ; et là où je m'attendais à une énorme catastrophe rouge, il n'y avait qu'une petite tache. Dès lors, il suffisait d'aller aux toilettes dès que je le sentais nécessaire. Maintenant, au fil du temps ma maîtrise s'affine, je peux dormir sans aucune « protection » ni soucis (parfois en me levant une fois dans la nuit, les deux premiers jours). Si j'écris cet article c'est pour partager mon plaisir de sentir et de développer une faculté personnelle et naturelle ! On a également une grande satisfaction à prendre le contrôle tout en apprenant à écouter son corps ! Enfin quelle liberté de n'avoir plus à se soucier d'acheter des produits, à les utiliser, à les avoir sur soi quand il faut...

    Imaginez une société où les parents n'apprendraient pas à leurs enfants à se passer des couches, on devrait en porter toute notre vie! Dans ce sens, les femmes sont restée un peu des enfants, dépendantes un quart de leur temps d'une industrie qui leur « facilite » la vie et leur enlève toute idée d'autonomie.

    Ironie du sort, la faible musculature du périnée (notre pauvre muscle délaissé toute une vie) est lié à l'incontinence, un problème qui touche principalement les femmes ! Ainsi, après la ménopause, les protèges-slip sont parfois remplacés par des couches pour pertes urinaires !

    Il y a peut-être encore d'autres raisons (pratiques, philosophiques, politiques, écologiques, hygiéniques, économiques, sanitaires) d'apprendre à maîtriser ses règles mais je ne vais pas écrire une thèse, à chacune d'expérimenter elle-même, si elle en a l'envie ou la curiosité !

     

    Comment passer à l'action?

    La méthode est simple: le mois prochain, si vous êtes chez vous ou dans un endroit tranquille équipé de toilettes, ou dans la nature sauvage, ne mettez simplement pas de protection valable (sous-vêtements noirs, un peu de papier toilettes ou un tissu à laver à la rigueur). L'idée est que vous soyez conscients de n'avoir pas de protection habituelle valable, pour que votre corps prenne le relais. Les muscles finissent par se contracter inconsciemment (sans exagérer, c'est pas du fitness).

    Je ne suis pas scientifique, et j’aimerais beaucoup en savoir plus sur comment cela fonctionne. Ainsi, je ne peux parler que de mon expérience personnelle. 

    Ce muscle à contracter c'est le périnée, c'est le même que vous pouvez contracter dans le vagin lorsque vous faites l'amour. Après avoir re-observé mon ressenti et discuté avec une amie étudiante en médecine, je pense maintenant que le périnée n'est pas fondamental dans la continence des règles. A mon avis, plusieurs muscles interviennent. Le col de l'utérus tout d'abord, ou peut-être d'autres muscles en hauteur, puis seulement au dernier moment, le périnée. C'est pourquoi je sens que le sang ne coule pas de manière continue mais par phases. Il semble retenu en hauteur, puis s'écoulerait jusqu'a la sortie, le périnée peut le retenir enfin, mais très peu de temps.

    Ainsi, bout d'une heure ou de plusieurs heures, vous sentez qu'il y a sans à évacuer, de même que vous le sentez lorsque vous voulez faire pipi. À ce moment, allez aux toilettes et délassez-vous.

     

     

    La confiance augmentant, la nuit, le flux se met au repos, de même que vous ne faites pas pipi au lit. Vous pouvez avoir envie de mettre un linge sur votre lit au cas où, ou du papier ou une autre faible protection. La capacité des muscles lorsqu'on les utilise est impressionnante, par exemple, en dormant j'ai rarement des taches sans protection, alors qu'avec les serviettes oui! C’est comme si le sang coulait advantage quand il y a une protection, ça m'a beaucoup étonnée lorsque je l’ai constaté.

     

    En moyenne je dirais qu'il faut aller 5-8 fois aux toilettes les premiers et 2e jours et les jours suivants ce sera surtout le matin au lever et en allant faire pipi.

    J'ajoute qu'il n'y a pas d'odeurs, vu que le sang ne macere pas dans du plastique, ce qui est tres agréable par rapport aux serviettes dites "hygieniques".

     

    Est-ce dangereux?

    Vous pouvez vous demander si c'est dangereux, j'ai posé la question à ma gynéco, elle a dit que je musclait mon périnée ce qui est était une très bonne chose. Pour ma part, je considère que retenir son sang quelques heures, n'est pas plus grave que de retenir son pipi. Si nous vivions dans la nature on n'aurait rien à retenir. Dans les tampons et les mooncup le sang reste également dans le corps et beaucoup plus longtemps. D'autre part, si les muscles le permettent, de manière naturelle et sans efforts (si ce n'est un effort idéologique) alors je ne vois pas de danger, et même au contraire, nos capacités sont là pour être utilisées! D'ailleurs, pour moi cela se passe à merveille.

     

    Enfin, cela évite de mettre dans son corps, pendant des heures, des tampons blanchis au chlore et laissant des résidus de dioxine (considéré comme cancerigène par l'OMS). Ces substances sont accumulées dans le corps car les muqueuses du vagin sont très absorbantes. 

     

    Vous verrez qu'en testant vos capacités, vous les développerez. Vous affinerez vos sens et votre perception, ainsi que la connaissance et la maîtrise de votre corps. C'est aussi un peu d'amour que vous donnez à votre corps : les femmes ont leur règles et ce n'est pas une maladie ni une faiblesse.

     

    Ne laissons plus les industriels gérer notre corps, reprenons le contrôle!

     

    1 Histoire médicale de la menstruation à la Belle Époque, J-Y Le Naour et C Valenti

    2History of underwear, Mike Repplier

     

    Article en lien:

     

     

     

     


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